3 mars 2007

Shopping & fucking : le pitch



Voici un extrait du dossier de presse : petit résumé et arguments de Simon...

C’est l’été. Mark, dans un supermarché rencontre un couple, Lulu et Robbie qu’il décide d’acheter et de ramener chez lui.
Très vite, Mark les abandonne pour aller soigner ses problèmes de dépendance dans un centre spécialisé.
Lulu et Robbie, démunis et sans revenus enchaînent les petits boulots, et Lulu croyant passer un entretien avec Brian pour une chaîne télévisée se voit confier 300 cachets d’ecstasy à vendre.
De son côté, Mark est renvoyé de son centre de désintoxication et rencontre Gary, un jeune prostitué avec qui il veut avoir des relations sexuelles sans risquer de tomber amoureux.
Robbie au lieu d’aider Lulu à vendre les cachets, en consomme, et distribue gratuitement tout le lot dans une boîte de nuit. Brian, avec ses méthodes très personnelles réclame son argent. Lulu et Robbie se lancent dans le téléphone rose, sans succès.
C’est finalement Gary, auquel Mark s’est attaché qui apporte la solution en payant Lulu et Robbie pour qu’ils satisfassent son fantasme ultime... Mais l’important n’est pas là, ce qui se joue dépasse le cadre classique d’un simple déroulé des situations. Voilà le spectre sur lequel se bâtit une succession de scènes paroxystiques et contrastées avec pour toile de fond l’Angleterre post-Thatcher et ses ravages économiques.

Voilà trois ans que je tente de mettre en scène cette pièce, mais malheureusement sa réputation sulfureuse due en partie à la version présentée par Thomas Ostermeier en Avignon en 1996 m’a privé de la possibilité de le faire jusqu’à ce jour.
Mais plus que sulfureuse, cette pièce est pour moi une vraie mise en question jubilatoire du théâtre et de sa représentation.
Ici nous tentons de proposer un théâtre résolument mis à distance, mais incarné. Un paradoxe affirmé et producteur de jeu. Les situations sont vécues, ressenties, mais prises dans un ensemble étrange où les spectateurs seront confrontés à des informations émanant de l’auteur et du metteur en scène, une manière de disséquer la mise en scène qui offre la possibilité de donner une nouvelle lecture de cette œuvre.
L’espace choisi, non réaliste et pourtant identifiable se propose comme un champ visuel et métaphorique qui doit signifier ce refus de tout naturalisme dans la proposition.
Enfin, dire de cette écriture qu’elle exige une virtuosité de la part des acteurs n’est pas un vain mot. Voilà une pièce qui ne supporte ni relâchement, ni « à peu près ».
Une dramaturgie qui requiert autant de légèreté qu’elle distille de la noirceur...
Une pièce pour acteurs, tout simplement.

Simon Delétang
Janvier 2007

11 commentaires:

le suédois a dit…

bon ben, huis clos, shopping & fucking... va falloir bouger ses miches dans la capitale des gaules si j'ai bien compris!

Jul a dit…

huis clos va je crois passer aux abeysses. quant à shop&fuck... à suivre.

Jul a dit…

en même temps je crois que pour bouger tes miches ici ou ailleurs tu n'es pas le dernier !

le suédois gromanche a dit…

ces insinuations sont absolument détestables monsieur louisgrand!

Anonyme a dit…

wesh wesh, mon cher Julius permet moi de te dire que c'est un sacré bordel ton blog!!!
Bon je vais pas te laisser mon petit nom, mais plutôt un indice (tu sais que j'aime bien joué): un jour dans la fusillade, gallopant à l'inconnu, nous marchions en cavalcade, tu était mon camarde, celui que j'aimais le plus, celui que j'aimais le plus.....

Anonyme a dit…

euh désolé d'inoder ton blog de mechantes fautes d'orthographe, on considerera ça comme un deuxieme indice...hihihihi

Grégou a dit…

C'est intéressant dites-moi!

BIBILUIMÈMÉTARLESOUAR a dit…

DANS L'ANNEAU DE NIMES, FAUT IL RECONNAITRE BERTBLA DE MARSEILLE?
LES FOTES, CA TE PERDRA, CHER BERTBLA !!!

Jul a dit…

Et non raté, c'est pas trambé, c'est Ludo de Marseille, mon collègue de la cour d'horreur du palais des pipes !

Le perplexe a dit…

Tout cela devient abscons...

Jul a dit…

Erreur de ma part dans les réponses aux commentaires !
L'anonyme ci dessus, c'est bien evidement mon bon vieux FRED de Villefranche. Je l'ai reconnu immédiatement : il m'appelle julius, sn message commence par wesh, et surtout il chant e"un jour dans la fusillade" et ça, on est pas près d'oublier cette nuit improbable ou il nous l'a chanté en boucle !
Ludo a laissé des commentaires dans un autre post.